Le Corps Départemental

Le Corps Départemental des Sapeurs-Pompiers de la Haute-Vienne est composé de tous les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires qui œuvrent au sein des 30 centres d’incendie et de secours et de l’Etat-Major.

Il est structuré en 3 Groupements territoriaux : le groupement Nord (GTN), le groupement Sud-Est (GTSE) et le groupement Sud-Ouest (GTSO), qui supervisent les centres d’incendie et de secours.

 

Les groupements territoriaux sont principalement chargés

 

-       de veiller à la cohérence de mise en œuvre de l’organisation départementale

-       de contrôler et de coordonner l’application des notes et règlements départementaux

-       d’inspecter les casernements

-       d’identifier les domaines de réflexion, d’évolution et de prospective

-       d’évaluer la capacité opérationnelle des personnels, des matériels et des casernements

-       d’assurer la gestion des emplois et des compétences des personnels

-       d’organiser et de suivre l’activité opérationnelle dans le cadre du règlement opérationnel

-       de participer à l’identification des risques du département et à l’étude des ressources opérationnelles

-       d’étudier les services de sécurité avec les services opérationnels

-       de faciliter les activités de prévention concernant les établissements industriels et recevant du public

-       de mettre en œuvre et d’organiser avec le groupement formation les formations prévues au calendrier

-       de participer à la gestion technique et logistique des moyens opérationnels du groupement

-       de développer et d’entretenir les relations avec les élus

-       d’assurer les relations publiques avec les médias et tout autre partenaire, en collaboration avec le service chargé de la communication.

 

Les 30 centres de secours répartis sur le territoire de la Haute-Vienne constituent les unités opérationnelles territoriales qui assurent la mise en œuvre des secours et de la lutte contre les sinistres (carte des centres).

 


Organigramme du Corps Départemental

L’organigramme du corps départemental précise la répartition des 30 centres d’incendie et de secours entre les 3 groupements territoriaux (organigramme du corps départemental)


Schéma d’Analyse et de Couverture des Risques (SDACR)

Aux termes de l'article L. 1424-7 du CGCT, le SDACR est élaboré, sous l'autorité du préfet, par le service départemental d'incendie et de secours, après avis du conseil départemental et sur avis conforme du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours.

Le schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR) dresse l’inventaire des risques de toute nature pour la sécurité des personnes et des biens auxquels doit faire face le service d’incendie et de secours en Haute-Vienne et détermine les objectifs de couverture par ce dernier.

 

Le SDACR implique une analyse méthodique des éléments suivants :

 

  • l’étude des interventions, réalisée à partir des données statistiques des trois dernières années
  • la prise en compte des évolutions de la démographie, de l’implantation et du développement des activités commerciales, industrielles et touristiques départementales
  • le recensement de l’ensemble des risques actuels du département et ceux à venir
  • le point sur l’organisation actuelle des sapeurs-pompiers de la Haute-Vienne et les moyens complémentaires à mettre en place pour couvrir ces risques

 

À partir de ces éléments, le SDACR présente une analyse critique de l’organisation et des moyens du SDIS pour couvrir les risques en qualité et en quantité. Il propose des solutions afin d’améliorer et d’optimiser la qualité des secours.

 

Le premier Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques du département de la Haute-Vienne a été arrêté le 25 juin 2000 après un important travail d’analyse réalisé à partir de 1998.

 

Conformément à l’article L1424-7 du CGCT, qui prévoit que ce document peut être révisé à l’initiative du préfet ou du conseil d’administration, il a été décidé en 2007 de formaliser des objectifs de couverture opérationnelle au regard de l’évolution des interventions constatées entre 2000 et 2006, ainsi que des moyens techniques et humains déployés au cours des années 2004 à 2006.

 

Ainsi, une révision du SDACR de la Haute-Vienne a été arrêtée par le Préfet le 9 juin 2008.

Celle-ci concerne principalement la mise à jour de l’analyse des risques courants dont l’étude est essentiellement statistique, ainsi que la détermination des objectifs de couverture de tous les risques.

 

Ainsi, le chapitre 1, intitulé « couverture du risque courant », est construit au vu de l’analyse existante, complétée d’études déterministes et de statistiques complémentaires portant sur les années 2004, 2005 et 2006. Il précise les objectifs généraux, la couverture géographique, les besoins en effectifs et détermine les moyens d’intervention du risque courant.

 

De la même manière, un chapitre 2 intitulé « couverture du risque particulier » complète les études existantes et détermine les moyens opérationnels et organisationnels destinés à couvrir ces risques.

 

Le chapitre 3 fixe des objectifs en compétences des personnels pour la maîtrise des divers risques.

 

Au final, le SDACR offre au SDIS une méthodologie au terme de laquelle la couverture (c’est-à-dire la répartition des moyens déployés) satisfait l’inventaire des risques et les choix politiques opérés.

 

Le SDACR engendre sur une programmation des investissements (casernes, véhicules et matériels), permet la mise en place d’un cercle vertueux entre l’analyse des risques, leur couverture et la programmation budgétaire, avec l’objectif ultime de parvenir à une rationalisation des moyens.

 

Le SDACR a ainsi vocation à être un véritable outil de planification stratégique à la disposition du Conseil d’Administration du SDIS et du Préfet, pour rationaliser la couverture des risques et maîtriser la progression des coûts.

 

Le SDIS envisage une révision de son SDACR pour l’année 2016.

 


Centre de Traitement des Alertes (CTA) - Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours (CODIS)

Le Centre de Traitement des Alertes (CTA) est chargé de :

- recevoir, authentifier et enregistrer les demandes de secours
- transmettre l’alerte vers les centres d’incendie et de secours (CIS) territorialement compétents et disponibles en vue de l’envoi des secours
- alerter les services publics susceptibles d’être concernés par les appels reçus notamment le centre de réception et de régulation des appels du 15 (SAMU) dans les cas où les situations dont il a connaissance nécessitent la mise en œuvre de secours relevant de l’aide médicale urgente.

Le Centre Opérationnel Départemental d’Incendie et de Secours (CODIS) est l’organe de coordination de l’activité opérationnelle des services d’incendie et de secours du département. Le CODIS 87 est en veille permanente avec les moyens opérationnels du CTA. Il est activé par une montée en puissance de l’encadrement et des personnels en fonction du type d’intervention.

Immédiatement informé de toutes les opérations en cours et régulièrement renseigné sur l’évolution de la situation jusqu’à la fin des opérations, le CODIS est chargé d’assurer les relations avec les autorités de police et avec les autres organismes publics ou privés qui participent aux opérations de secours.

Le CODIS permet au directeur départemental des services d’incendie et de secours d’exercer, en toute occasion et en permanence, sous l’autorité du préfet ou du maire, les missions dont il est chargé par chacun d’entre eux dans le cadre de leurs pouvoirs de police respectifs.

On distingue deux niveaux d’activités dans le fonctionnement général du CODIS :

  • un niveau d’activité opérationnelle habituelle, correspondant aux situations courantes
  • un niveau d’activité opérationnelle particulière, correspondant à la gestion des situations complexes, spécifiques, voire de crise.

 

« Vous avez demandé les pompiers… ? Ne quittez pas ! »

Un feu, un accident de voiture… les victimes ou témoins ont le réflexe d’appeler les sapeurs-pompiers.

Leur appel arrive en un lieu unique : le Centre de Traitement des l’Alertes (CTA) où, 24 heures sur 24, des opérateurs répondent aux demandes de secours et envoient sur interventions les engins et personnels les plus appropriés. Une spécialité qui demande des qualités d’écoute, d’analyse, d’anticipation et une bonne dose de réactivité et de maîtrise.

« Venez vite, ma fille vient de tomber par la fenêtre de chez moi. Et j’habite au quatrième étage… ».

Sur une autre ligne téléphonique, l’appel est tout aussi pressant : « Il y a le feu dans mon appartement, j’ai du mal à respirer, venez vite ….. ».

Ces types d’appels, tous les opérateurs travaillant au Centre de Traitement de l’Alerte (CTA) les ont entendus. Dans cette salle opérationnelle, 24 h/24, les opérateurs CTA répondent aux appels à l’aide, conseillent sur les premiers gestes à réaliser ou à éviter, et choisissent les moyens de secours les plus appropriés à la situation.

Répondre au téléphone n’est pas aussi aisé qu’il y paraît, car les appelants sont souvent paniqués, parfois même terrorisés, et il importe d’obtenir d’eux le maximum d’informations sur l’adresse exacte à laquelle se déroule le drame et sur la situation à laquelle les témoins et les victimes sont confrontés.

Ainsi, seulement les opérateurs CTA peuvent faire un choix éclairé sur les moyens à envoyer et savent faire gagner du temps aux sapeurs-pompiers du terrain.

Fréquemment, les appelants seront transférés aux services de Police, de Gendarmerie ou au SAMU, pour les missions qui relèvent de leurs compétences.

Redevenir maître de la conversation téléphonique est donc « le leitmotiv » des opérateurs CTA.

Devant leur ordinateur, ils écoutent et agissent en même temps : un logiciel leur donne en temps réel, la disponibilité des engins, centre de secours par centre de secours.

Bien que ce logiciel leurs propose des départs type prédéfinis, les opérateurs du CTA se doivent d’affiner les choix tactiques des moyens à engager grâce aux informations recueillies.

De plus en plus, des logiciels de cartographie leur permettent de visualiser le lieu de l’intervention, et parfois même de géolocaliser les engins lorsque ceux-ci sont équipés de GPS.

 

Au fil des minutes qui s’écoulent, les opérateurs suivent l’évolution de l’intervention : messages, demandes de renforts, informations d’autres services (Police, Gendarmerie, SAMU, EDF, etc.), et ce, jusqu’à la fin de l’intervention et le retour au centre de secours des tous les engins.

Véritables interfaces entre la population et les sapeurs-pompiers sur le terrain, alliant capacités relationnelles et professionnalisme, les opérateurs CTA sont, partout en France, des intervenants de l’ombre.

 


Réponse médicale et paramédicale : Membres du Service de Santé, les officiers de Santé

Le Service Départemental d'Incendie et de Secours dispose d'un Service de Santé et de Secours Médical dont l'action s'inscrit dans l'ensemble des missions et techniques mises en œuvre par les sapeurs-pompiers.

Ses missions sont :

 

  • la surveillance de la condition physique des sapeurs-pompiers
  • l’exercice de la médecine professionnelle et d’aptitude des sapeurs-pompiers professionnels et de la médecine d’aptitude des sapeurs-pompiers volontaires
  • le conseil en matière de médecine préventive, d’hygiène et de sécurité, notamment auprès du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail
  • le soutien sanitaire des interventions des services d’incendie et de secours et les soins d’urgence aux sapeurs-pompiers
  • la participation à la formation des sapeurs-pompiers au secours d’urgence aux personnes
  • la surveillance de l’état de l’équipement médico-secouriste du service
  • la gérance de la pharmacie à usage interne.

 

En outre, le Service de Santé et de Secours Médical participe :

 

  • aux missions de secours d’urgence définies par l’article L.1424-2 du code général des collectivités territoriales et par l’article 2 de la loi du 6 janvier 1986
  • aux opérations effectuées par les services d’incendie et de secours impliquant des animaux ou concernant les chaînes alimentaires
  • aux missions de prévision, de prévention et aux interventions des services d’incendie et de secours dans les domaines des risques naturels et technologiques, notamment lorsque la présence de certaines matières peut présenter des risques pour les personnes, les biens et l’environnement.

 

Le Service de Santé et de Secours Médical est composé de :

 

  • 50 médecins et 59 infirmiers : les médecins et infirmiers exercent le plus souvent une activité principale libérale ou hospitalière, consacrant une partie de leur disponibilité au profit de leurs concitoyens en tant que sapeur-pompier volontaire au sein du SSSM.

 

Le SDIS 87 dispose de 2 médecins sapeurs-pompiers professionnels et de 3 infirmiers sapeurs-pompiers professionnels qui assurent l’ossature du SSSM.

 

  • 6 pharmaciens : leur activité est principalement tournée vers la gestion quotidienne des fournitures pharmaceutiques et du matériel médico-secouriste. Leur action opérationnelle est centrée sur les interventions mettant en œuvre des moyens spécifiques telles que les Postes Médicaux Avancés (PMA) et/ou les risques technologiques et biologiques.

 

Le SDIS 87 dispose d’un pharmacien sapeur-pompier professionnel qui assure la fonction de pharmacien-chef et de pharmacien gérant de la Pharmacie à Usage Intérieur (PUI)

 

  •  3 vétérinaires : ils interviennent pour secourir les animaux en danger mais aussi pour capturer les animaux dangereux. Ils s’impliquent également au travers de l’équipe cynotechnique, de l’hygiène alimentaire, des risques pour l’environnement et assurent des missions de formation.

 

 


Nos Equipes Spécialisées

Si pour faire face aux interventions quotidiennes les sapeurs-pompiers mettent en œuvre des techniques opérationnelles courantes et des matériels de secours et de lutte contre l’incendie, faire face aux risques particuliers nécessite de s'y préparer.

C'est pourquoi sont formées des équipes spécialisées.

Les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires qui constituent le noyau dur de ces équipes suivent des formations spécifiques, pour certaines de longue durée, avant de pouvoir être parfaitement opérationnels. Leur savoir-faire et leur technicité sont requis en première intention pour certains de ces risques ou peuvent être le complément indispensable au bon déroulement d'une intervention par leurs collègues non spécialistes.

Ces équipes spécialisées sont :

· le Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieux Périlleux
· les Sauveteurs Aquatiques
· l’Equipe des Plongeurs Subaquatiques
· l’Equipe des Risques Chimiques
· l’Equipe du Sauvetage-Déblaiement
· l’Equipe Cynotechnique
· l’Unité Mobile de Décontamination NRBC
· l’Equipe du Pélicandrome

Le Groupe de Reconnaissance et d’Intervention en Milieux Périlleux – GRIMP

 

Le GRIMP intervient en milieu naturel ou artificiel lorsque les moyens traditionnels des sapeurs-pompiers s’avèrent inadaptés ou insuffisants.

Ils ont été sélectionnés en fonction de leurs capacités physiques et de leur aplomb.

Parmi les missions de sauvetage réalisées par les sapeurs-pompiers, quelques-unes revêtent un caractère peu commun et nécessitent l’emploi de techniques et savoir-faire particuliers en raison de difficultés liées à la hauteur, la profondeur ou à l’accessibilité.

Ces actions délicates ne peuvent être conduites que par des personnels qualifiés et spécialement instruits à la mise en œuvre de matériels dont l’utilisation dépasse les limites d’emploi du lot de sauvetage et de protection contre les chutes.

 

Les équipes du GRIMP sont formées pour intervenir sur tous les sites d’accès difficiles en milieu naturel ou urbain : cavités, falaises, ravins, puits, bâtiments industriels, monuments historiques, pylônes électriques, sommets de grues, puits de mines, barrages hydroélectriques etc…

 


Les Sauveteurs Aquatiques

 

La Spécialité « Sauvetage Aquatique » recouvre les opérations aquatiques permettant de porter secours à des victimes en situation de détresse à la surface de l’eau.

Le nageur sauveteur aquatique réalise des sauvetages de personnes en difficulté en surface, en eaux intérieures.

 

Son emploi peut conduire certains personnels à l’exercice d’activités complémentaires suivantes :

  • sauvetage en eaux vives
  • conduite d’une embarcation
  • recherches diverses en bordures, guidage et assistance dans la mise en œuvre d’une intervention subaquatique
  • mise en sécurité des biens et des personnes lors des crues
  • assistance à la population sinistrée lors d’inondations
  • assistance ou sauvetage d’animaux en milieu aquatique

 

Le SDIS de la Haute-Vienne, par convention, propose ses services aux Maires et au Conseil départemental, lorsqu’ils souhaitent que leurs plages soient surveillées pendant la période estivale. Le service nautique est donc structuré désormais pour recruter chaque été des sapeurs-pompiers volontaires saisonniers surveillants de plages. C’est sous ce statut qu’ils sont intégrés au SDIS 87 durant trois mois. De fin juin à début septembre, ils sont répartis dans des postes de secours installés sur les plans d’eau où ils surveillent, assistent, soignent et rassurent les estivants.

 


L’Équipe des Plongeurs Subaquatiques

 

Les plongeurs interviennent dans les rivières, les lacs, les étangs, les puits et toutes les infrastructures contenant de l’eau dans le cadre de la sauvegarde des personnes et des biens ou de la protection de l’environnement.

 

Dans ces conditions, les activités qu’ils sont susceptibles d’assurer sont :

  • reconnaissance
  • sauvetage et assistance
  • travaux subaquatiques d’urgence
  • traitement des pollutions et protection de l’environnement
  • prompt-secours en milieu hyperbare
  • sécurité des interventions en site aquatique
  • recherches diverses

Les travaux subaquatiques d’urgence qui entrent dans le cadre des missions des scaphandriers ont pour but :

  • le dégagement d’une voie navigable
  • le repêchage ou le renflouement de véhicules ou d’engins divers dans la continuité des accidents
  • l’enlèvement ou la destruction d’obstacles immergés pour préserver la sécurité des usagers

 

Les plongeurs peuvent être requis par l’autorité judiciaire ou administrative sous réserve de leurs qualifications et habilitations.

 


L’Équipe Risques Chimiques

 

L’équipe Risques Chimiques est une équipe spécialisée qui a pour mission sur le département, d’intervenir pour faire face à un accident, événement, sinistre présentant un risque chimique ou biologique pour la population et l’environnement.

Au cours d’opérations impliquant des matières dangereuses, les personnels de l’équipe spécialisée en Risques Chimiques sont amenés, en complément des moyens de secours classiques, à :

 

Mettre en place des mesures conservatoires

  • confirmer le dispositif en place ou proposer des modifications au COS
  • proposer des mesures de sauvegarde pour la population impliquée
  • assurer la protection des premiers intervenants dans le cadre de leur mission
  • participer, avec d’autres services, à la prise en charge des victimes et des impliqués
  • effectuer systématiquement le contrôle de leur décontamination

 

Qualifier l’incident ou l’accident :

  • déterminer ou confirmer les risques liés à l’incident ou à l’accident d’origine chimique
  • caractériser le risque
  • effectuer, éventuellement, des prélèvements pour son analyse

 

Réduire ou supprimer le risque :

  • agir sur le risque pour le supprimer ou en limiter les effets
  • prendre toutes les dispositions pour limiter le transfert de contamination et participer à la mise en œuvre des unités de décontamination de masse

 


L’Equipe Sauvetage-Déblaiement

 

L’équipe spécialisée Sauvetage-Déblaiement (SDE) intervient dans la limite de ses capacités techniques et matérielles, en matière de reconnaissance, de sauvetage et de sécurisation d’un site dans les milieux effondrés ou menaçant ruine, où les moyens traditionnels des sapeurs pompiers sont inadaptés ou dont l’emploi s’avère dangereux en raison des risques présentés.

Ces sapeurs-pompiers peuvent, avec un matériel spécialisé, assurer la recherche, la localisation et le dégagement de victimes ensevelies suite à effondrements d’immeubles, glissements de terrains, travaux dans tranchées, puits, carrières, ou silo et séismes.

 

Par ailleurs, l’équipe spécialisée Sauvetage-Déblaiement peut être mobilisée pour toute manœuvre de force ou de logistique importante :

 

  • dégagement de décombres
  • désincarcération lourde (poids lourds, engins agricoles, trains, bus, aéronefs…)
  • étaiement et aménagement de passages
  • consolidations et sauvegarde de bâtiments
  • rétablissement de voies de communication en vue de permettre l’accès et l’intervention de moyens de secours
  • acheminement de matériels ou de denrées pour assister des populations isolées

 


L’Équipe Cynotechnique

 

L’équipe cynotechnique dispose de binômes opérationnels (chien + maître-chien).

Leur mission principale consiste à la recherche de personnes égarées (pistage – questage) et à la localisation de personnes ensevelies en complément aux équipes de sauvetage déblaiement.

En effet, le chien a la capacité de détecter et localiser les victimes conscientes, inconscientes ou même décédées alors que les techniques d’écoute à disposition des sauveteurs déblayeurs (type géostéréophone) ne permettent de localiser que les personnes qui ont la capacité de se manifester (appels, bruits…).

De plus, le chien n’est pas contrarié par l’environnement de l’intervention, le bruit, les conditions climatiques, ni même par la présence de sauveteurs… Son odorat lui permet de trier les odeurs humaines environnantes pour localiser en quelques minutes la présence d’une victime éventuelle.

 

 


L’Unité Mobile de Décontamination NRBC

 

Le SDIS 87 s’est vu confier, par l’Etat, une Unité Mobile de Décontamination (UMD) en 2004 afin de renforcer les moyens d’interventions conventionnels des sapeurs-pompiers en cas d’accident technologique ou d’acte malveillant mettant en œuvre des substances radioactives, biologiques ou chimiques, dans le cadre de ses missions de secours d »urgence aux personnes.

 

Les moyens de l’UMD des sapeurs-pompiers de la Haute-Vienne sont à même d’intervenir dans les domaines suivants :

-          détermination des zones de danger : “ zone d’exclusion ” et “ zone contrôlée ”

-          bouclage des zones / ordre public

-          discrimination des risques

-          secours d’urgence, décontamination et traitement des victimes

-          assistance aux opérations de Police Judiciaire.

Plusieurs dizaines de spécialistes sont ainsi formés et entraînés à la réalisation de la décontamination de victimes et susceptibles de renforcer les équipes des départements limitrophes ou répondre à des demandes de renforts nationaux.

 

 


L’Équipe du Pélicandrome

 

Les pélicandromes sont des infrastructures aéroportuaires, propriétés de l’Etat, permettant l’accueil, le ravitaillement et l’avitaillement des avions bombardiers d’eau. Ils ont donc pour fonction le remplissage en produit retardant ou en eau, des soutes des avions terrestres de la sécurité civile (types Tracker ou DASH), mais également d’avions amphibies (Canadair) lorsque les plans d’eau ne sont pas utilisables.

Sur ces bases, l’appareil de prédilection demeure le « Tracker » qui, chargé en produit retardant, patrouille au dessus des secteurs sensibles aux éclosions des feux de foret, conformément à la doctrine officielle Française en la matière et notamment les notions d’anticipation et de maîtrise des éclosions au stade initial qui conduisent à mettre en place lors des journées à risque, un dispositif terrestre et aérien de surveillance dissuasive.

A la demande de la Sécurité Civile, relayée par le SDIS 87, il a été créé un pélicandrome sur l’aérodrome de Limoges-Bellegarde.

Des équipiers et des chefs d’équipes sont donc formés pour réaliser le ravitaillement et l’avitaillement des avions bombardiers d’eau qui seraient sollicités au COZ (Centre Opérationnel Zonal) par les SDIS sujets à de violents feux de végétation dans nos latitudes.

Ces spécialistes doivent manœuvrer des matériels et travailler dans des conditions assourdissantes liées aux réacteurs des avions qui restent en marche durant les manœuvres, tout en respectant des règles de sécurité scrupuleuses de l’aéronautique.

 


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